| TRIO ESPERANÇA | |
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| BIOGRAPHIE
L’histoire remonte à loin. Quand les petites Corrêa, encore si petites, faisaient d’une caisse une scène et d'un manche à balai un micro au fond du jardin familial, dans le quartier de la Gavea à Rio, imitant leurs trois frères aînés, dont le groupe « les Golden Boys» battaient des records d'audience auprès du public de la « Jovem Guarda », version Brésil des yeyés. A tant, et si bien, les singer, Eva et Regina finirent par souffler une idée à Roberto, l’aîné de la famille: pourquoi ne formeraient-elles pas un groupe elles aussi. Il y avait encore un petit frère disponible, Mario. Ainsi naquit le Trio Esperanca, dans les années 60. La caisse et le balai restant à la disposition du bébé de la tribu, Mariza.... en attendant des jours meilleurs ; elle savait à peine parler mais chantait déjà comme un pinson. Le premier album du Trio « Menino do amendoim » passe inaperçu; le second, « Filme Triste », véritable compilation en portugais des tubes internationaux de l'époque (Like a Bridge over a Trouble water, Down Town, Gorgy Girl...) fait un triomphe. Le Trio Esperança emboîte le pas aux « Golden Boys ». Du coup, papa Corrêa décide qu’il est temps de s'occuper de sa smala et échange son bureau à la banque pour celui de manager. Entre scènes, festivals, plateaux télé, studios et école - "Nous y allions entre deux concerts..." - les trois gamins accumulent tubes et succès.
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Les disques se suivent, talonnés par le succès. En stakhanovistes de la chanson, les trois soeurs meublent leurs temps morts en faisant les choeurs de tout ce qui bouge et qui a un grand nom: Gilberto Gil, Milton Nascimento, Caetano Veloso, Maria Bethania, Gal Costa, Ivan Lins, Roberto Carlos ... Les années 70 touchent à leur fin quand Paul Mauriat, au Brésil pour y enregistrer « A Grande Orquestra de Paul Mauriat », demande à cet effet les "meilleures choristes" de la place pour participer aux enregistrements de cet album et aux tournées qui suivront. Son chef d'orchestre, Gérard Gambus se charge alors de changer le cours de cette histoire en épousant Evinha... qui vient vivre en France. Les années 80 battent leur plein, Mariza, à son tour épouse un francais et s'installe elle aussi à Paris. Le trio se dissout. Munit d'un diplôme de vétérinaire et d'une licence d'anglais, Mario se consacre désormais à la santé des animaux et à l'enseignement. Régina, restée à Rio, enchaîne les séances studio: choeurs, jingles, pub... Trois mois par an, les trois soeurs se retrouvent sur les tournées de Paul Mauriat. C’est court pour qui aime tant chanter! En 88, Eva sonne le rappel et reforme, avec Mariza et Régina, le Trio Esperanca, troisième mouture, sous la direction artistique de Gérard Gambus. C’est au feu Discophage à Paris, où elles se produisent, qu'en 89 Bernard Lavilliers les découvre et les engage. Du coup. Régina venue en Europe pour trois mois, n'en repart plus. Pendant un an, elles tournent avec lui et se font remarquer à cette occasion, par Patrick Bruel, qui leur demande de participer à ses propres tournées. C'est à cette période que Mick Lanaro, producteur de Bruel et directeur |
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| Discographie | ||
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![]() Segundo, Universal 1995 |
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